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La Plateforme pour une agriculture socialement durable s'est donnée pour objectif de créer des conditions de travail équitables pour l'ensemble des personnes travaillant dans la filière agroalimentaire, des champs de l'agriculteur à l'assiette du consommateur.

Avec le soutien de la Ville de Genève Agenda 21 et de la République et Canton de Genève-DETA

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Migration et travail rural salarié

L'Assemblée Général de la Coordination Européenne de La Via Campesina ECVC a approuvé en mars 2017 à Rome le "Document de base sur la migration et le travail rural salarié". Ce document est le résultat d'un  très long travail de concertation et de discussions et pose les jalons du travail d'ECVC sur les mouvements migratoires et le monde rural en Europe.

icon Migration et travail rural salarié ECVC 

icon Migracíon y trabajo rural asalariado ECVC

icon Migration and Wage-Labour ECVC

 

Roundup/Glyphosat II

La Plateforme pour une agriculture socialement durable interpelle à nouveau nos autorités, soit la Présidente de la Confédération, Madame Doris Leuthard. icon lettre à Doris Leuthard

Monsieur le Conseiller fédéral Johann Schneide-Ammann répond en son nom. La réponse n'apporte pas véritablement de nouveaux éléments (voir aussi Roundup/Glyphosat I)icon Roundup/Glyphosat 2017, réponse Schneider-Ammann 0    icon Roundup/Glyphosat 2017, réponse Schneider-Ammann 1

 

Ecocide

Le Forum Civique Européen publie sa brochure "Ecocide, les multinationales inculpées" et invite à envoyer un courrier à la Présidente de la Confédération, Madame Doris Leuthard. Vous trouvez le tout en ouvrant le lien !

Le film de Marie-Monique Robin, "Le Roundup face à ses juges" sera diffusé sur Arte le mardi 17 octobre 2017 à 20h40

 

Votation 24 septembre 2017

Lors de son assemblée générale qui s’est tenue le 23 août au soir à Berne, l’Alliance pour la souveraineté alimentaire a débattu du contre-projet « sécurité alimentaire » soumis à votation le 24 septembre prochain. Par un vote clair, elle appelle à voter NON. Alors que l’Alliance ne s’était jamais opposée à l’initiative de l’Union Suisse des Paysans « sécurité alimentaire ». Le contre-projet introduit deux alinéas que l’Alliance juge problématiques. 

 

Il s’agit de l’alinéa c)« l’agriculture et le secteur alimentaire doivent répondre aux exigences du marché » et l’alinéa d) qui demande que la Confédération crée les conditions pour « des relations commerciales transfrontalières qui contribuent au développement durable de l’agriculture et du secteur agroalimentaire ».

Ces deux phrases sont sujettes à une large interprétation. Au point de voir deux comités distincts soutenir le contre-projet en utilisant des arguments très différents pour convaincre le citoyen.

Marché de dupes

A quelles exigences et à quel « marché » faut-il se soumettre? A celui qui prévaut actuellement, dominé par un oligopole formé de deux grands distributeurs qui détiennent 80% des parts du marché et qui ne laissent que des miettes aux paysans et aux ouvriers agricoles ? Aujourd’hui, les paysans n’ont pas de véritables partenaires commerciaux.

Pour éviter toute équivoque, l’Alliance pour la SA avait appelé à ce que le contre-projet évoque la nécessité de répondre « aux exigences de la population », et non du marché. Sans succès.

Arguments fallacieux des comités favorables au contre-projet

Après le grand écart visant à être simultanément plus compétitif et plus écologique, voici que le contre-projet serait aussi en mesure de réaliser ce qui ne s’est jamais vu : développer un commerce équitable permettant aux paysans des quatre coins du globe d’obtenir des revenus comparables au reste de la population tout en continuant tête baissée dans la libéralisation, voire le libre-échange, modèle économique qui n’a depuis des décennies que provoqué baisses des prix, impacts socio-environnementaux catastrophiques et disparition de l’agriculture paysanne. Pierre-André Tombez, président de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire, rappelle instamment : « plus de marché est incompatible avec plus de durabilité. L’Alliance pour la souveraineté alimentaire ne s’oppose pas au commerce ; elle estime que celui-ci doit être développé sur la coopération plutôt que la compétition.

De la sécurité à la souveraineté alimentaire

L’Alliance estime qu’un changement de cap de nos politiques agricole et alimentaire est indispensable. C’est pourquoi elle s’engage à soutenir l’initiative pour la souveraineté alimentaire qui sera probablement soumise au vote en 2018. Celle-ci promeut une agriculture paysanne et solidaire, sans OGM et diversifiée. Elle vise à la production d’une alimentation saine et de proximité, dans un espace rural vivant, créateur d’emplois permettant des prix, des conditions de travail et des salaires justes tout en contribuant à un commerce international équitable.

L’Alliance pour la souveraineté alimentaire a été fondée en septembre 2016 et elle réunit environ 250 organisations et personnes de mouvements agricoles, ecclésiastiques et sociaux.

Contacts presse

Pierre-André Tombez, Président de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire 079 634 54 87 (F/d)

Ulrike Minkner, Vice-Présidente de l’Alliance pour la souveraineté alimentaire  032 941 29 34 (D/f)

 

La Plateforme pour une agriculture socialement durable prend également position pour le NON :

 Le comité de la Plateforme pour une agriculture socialement durable a décidé de dire non au contre-projet « sécurité alimentaire » pour les raisons suivantes :

   Le contre-projet introduit deux alinéas problématiques :

 c) « l’agriculture et le secteur alimentaire doivent répondre aux exigences du marché »       et

 d) la Confédération crée les conditions pour « des relations commerciales transfrontalières qui contribuent au développement durable de l’agriculture et du secteur agroalimentaire ».

 Ces deux alinéas posent problème quant à leur interprétation et leur concrétisation : de quel marché parle-t-on et quelles seront les conséquences pour les petits producteurs qui ne pourront pas concurrencer le marché international. Le contre-projet ne parle pas non plus de conditions de travail des employé-e-s agricoles.

 La Plateforme pour une agriculture socialement durable estime que le modèle d’agriculture industrielle en cours qui induit la disparition de milliers  de fermes n’est pas remis en question par le contre-projet et ne répond pas aux aspirations de la population. Nous appelons donc à voter « NON » le 24 septembre prochain !

 La Plateforme pour une agriculture socialement durable appelle par contre à soutenir l’initiative pour « Pour la souveraineté alimentaire. L'agriculture nous concerne toutes et tous » qui sera soumise au peuple en 2018 !

 

 

 

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