Suisse

Carlos Marentes 25 et 26 mai 2012

saisonniers_nicolas_duntz.jpgCarlos Marentes, syndicaliste d'El Paso (USA), cofondateur du Border Agriculture Workers Project, une organisation de défense des travailleuses et travailleurs migrants dans l'agriculture venant du Mexique et d'Amérique centrale.

icon rapport groupe travail EVCV/l'autre syndicat

icon Quotidien La Côte du 30 mai 2012

icon journal Uniterre juillet-août 2012

icon 24H, 23.07.2012 

Vendredi 25 mai, 19h30, Buffet de la Gare CFF, Grand Salon, Lausanne, conférence

Samedi 26 mai, de 9h00 à 18h00 au jardin des Charrotons, 33 chemin des Grands Champs, Confignon/Plan-les-Ouates GE

Journée de réflexion et discussion sur : migrations, saisonniers agricoles et agriculture industrielle. Traduction assurée.

Interventions de : Carlos Marentes (10h30), organisations syndicales et migrant-e-s !

Organisation : Groupe de Travail de la Coordination Européenne de la Via Campesina  "Travailleurs saisonniers, migrations et agriculture"

Soutien : Unia, SIT, l'autre syndicat, CETIM, Uniterre, solidaritéS, Jardins de Cocagne, Jardin des Charrotons, Tournerêve, Plateforme pour une agriculture socialement durable, Forum Civique Européen

        Information : l'autre syndicat +41 22 362 69 87 ou +41 79 509 31 10 

 

Conférence Marinaleda 17 avril 2012

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   icon Marinaleda

 

 

Conférence/débat avec Silvia Pérez Vitoria

Fraises et encore !

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Plus de 20 actions de protestation devant les supermarchés les 23 et 24 mars 2012

p1020131.jpgimg_20120323_141626.jpgQuelques réactions :

icon Le Courrier et TdG du 24 mars 2012 

icon Quotidien jurassien

icon Berner Zeitung 

 

icon tract 23 et 24 mars 2012  icon autoc fraises 52/40mm

André Klopfenstein dans la Soupe du 19 février 2012  

Les autocollants sont à disposition à La Plateforme, 5 chemin du Ruttet à 1196 Gland, tél. 022 362 69 88 ou 079 509 31 10

 

Violations des droits de l'Homme dans la récolte des fraises en Espagne
La FIDH vole au secours des immigrées marocaines

Dans un rapport intitulé "Main d'œuvre importée pour fraises exportées", la Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) pointe du doigt l'exploitation des travailleuses saisonnières marocaines dans les plantations de fraise à Huelva.

icon rapport fraises FIDH

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La Fédération internationale des droits de l'Homme (FIDH) a dénoncé jeudi des "violations des droits de l'Homme" envers les travailleurs marocains dans la récolte des fraises à Huelva, dans le sud de l'Espagne, un des premiers pays producteurs au monde. Cette ville d'Andalousie, "où la fraise est cultivée de manière intensive, à destination de l'exportation vers les marchés européens, attire pendant plusieurs mois de l'année une abondante main d'œuvre temporaire (plus de 50.000 personnes), constituée majoritairement par des travailleurs immigrés", écrit la FIDH dans un rapport intitulé "Main d'œuvre importée pour fraises exportées". "Un secteur peu attractif" pour les Espagnols Alors que l'Espagne souffre d'un taux de chômage de 21,52%, un record parmi les pays industrialisés, la récolte des fraises reste "un secteur peu attractif pour les travailleurs", souligne la fédération, ce qui explique le recours aux étrangers. Pour cela "le gouvernement espagnol a adopté le système du recrutement (dans le pays) d'origine", en "embauchant dans leurs pays des milliers de personnes qui sont transportées et ensuite réparties entre les différentes plantations". Avant de signer, "les travailleurs s'engagent à retourner dans leur pays à la fin de leur contrat". Et comme la Pologne, la Bulgarie et la Roumanie, habituels viviers de recrutement, font désormais partie de l'Union européenne, ce qui leur permet la liberté de circulation, ce système "ne touche que les travailleurs marocains", note la FIDH. Un cadre juridique peu protecteur Ces derniers sont soigneusement choisis: "des femmes mariées et avec des enfants à charge", ce qui "doit théoriquement garantir qu'elles retournent dans leur pays" à la fin de la saison. Sur place, ces immigrées se retrouvent face à un "cadre juridique peu protecteur" dans lequel les jours non travaillés ne sont pas payés et la représentation syndicale de ces travailleurs est presque impossible. "Les jours non travaillés n'étant pas rémunérés, il n'existe pas de garantie de revenu minimal. Or les journées non travaillées sont de fait nombreuses, la récolte de la fraise étant soumise aux aléas climatiques, et la main d'œuvre présente sur place souvent très abondante par rapport aux besoins moyens pendant la saison. Par ailleurs, les règles de représentation syndicale empêchent tout type de représentation des saisonniers agricoles." Ce modèle de migration circulaire, poursuit la FIDH, entraîne des violations des droits de l'Homme. La FIDH demande donc au gouvernement espagnol d'accorder des permis de séjour permanents à ces travailleurs et d'améliorer leur protection, mais s'adresse aussi au gouvernement marocain en exigeant qu'il "mette fin aux critères de discrimination à l'embauche".

 

Pour le respect de tous les travailleurs migrants, CETIM, janvier 2012

Le CETIM a édité son dernier cahier :

POUR LE RESPECT DES DROITS DE TOUS LES TRAVAILLEURS MIGRANTS
Le premier des droits humains de tout un chacun devrait être le droit de pouvoir rester dans son pays d'origine et d'être à l'abri du besoin.
Mais le développement inégal qui caractérise le monde actuel pousse un nombre toujours plus important de personnes à chercher des cieux plus clé­ments. La migration internationale a pris des proportions très importantes depuis quelques décennies. Les politiques néolibérales qui président à la mondialisation actuelle ont accéléré le mouvement de la migration internationale, fournissant au capital une main d'oeuvre toujours meilleur marché. Le nombre de migrants a presque doublé entre les années 2000 et 2010 pour dépasser 200 millions de personnes à travers le monde. Toutes les régions du monde sont désormais concernées par ce phéno­mène et, fait nouveau, presque la moitié des migrants aujourd'hui est constituée de femmes.

Ce mouvement massif de populations a évidemment des conséquences économiques, politiques, so­ciales et culturelles importantes tant dans les pays d'accueil que dans les pays de départ. Si elle signifie bien souvent pour les pays d'origine une fuite des cerveaux (pourtant indispensables à leur développe­ment économique, social et culturel), la migration, est de manière générale, toujours bénéfique pour les pays d'accueil. En effet, les migrants contribuent à la prospérité des pays d'accueil, dont la plupart ne peuvent plus se passer, tant ils sont indispensables pour le bon fonctionnement de leur économie. Ils contribuent par ailleurs à l'enrichissement culturel et artistique.

Il ne faut pas perdre de vue que les migrants jouent également un rôle d'amortisseur social, à défaut d'un monde plus égalitaire, en contribuant à l'entretien de leurs familles restées dans leurs pays d'ori­gine.
Contrairement à une idée reçue en Occident, la majorité de la migration internationale se déroule entre les pays du Sud. Selon les données de 2010, sur les 128 millions de migrant-e-s résidant dans les pays du Nord, seuls 74 millions étaient originaires des pays du Sud alors que ces derniers accueillaient 86 millions de migrants sur leur sol.

Il faut également noter que le nombre de migrant-e-s dits « irréguliers », « clandestins » ou « sans papiers » est élevé en Europe et aux Etats-Unis (presque la moitié des migrants irréguliers du monde entier), étant donné que ces pays ont pris des mesures administratives, législatives et même militaires pour empêcher toute migration « non désirée » vers leur territoire. Ces mesures ont également vidé de sa substance la Convention de Genève, déjà restrictive dans sa portée, et l'ont rendue presque non opé­rationnelle, comme c'est le cas en Europe.

Si les Etats d'accueil ont le droit de réguler les flux migratoires, au sens du droit international en vi­gueur, ils ont le devoir de respecter et de faire respecter les droits des migrants, qu'ils soient réguliers ou irréguliers. C'est le sens des conventions internationales adoptées au sein de l'ONU et de l'OIT.

Tout en se concentrant en particulier sur la situation des migrants irréguliers, le présent cahier présen­tera la portée des conventions en question.

Table des matières :

Introduction
I. Les causes de la migration internationale
II. Les problèmes rencontrés et les violations des droits humains des migrants durant le processus de la migration
III. La situation des migrants dans les pays d'accueil et à leurs frontières
      A) L'Union européenne

          1. La situation des migrants réguliers

          2. La situation des migrants irréguliers

          3. La situation des demandeurs d'asile

          4. Les détentions arbitraires

          5. Les délits de solidarité
     B) La situation des travailleurs/travailleuses domestiques migrants dans le monde
IV. Les mesures préconisées au niveau international pour la protection des droits des migrant-e-s
Conclusion

Annexe

 

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